Quelle contraception pendant l’allaitement ?

Monday, February 15, 2016 | Écrit par La rédaction | 0 Commentaires | Contraception

Le petit bout de chou est enfin parmi vous ? Vous êtes une maman épanouie et certainement un peu fatiguée également. De nouvelles préoccupations et interrogations accompagnent l’arrivée d’un nouveau venu dans la famille. De nombreux repères sont bouleversés et autant d’adaptations sont nécessaires.

Tous ces chamboulements vous occupent à 100 % : vous n’y avez peut-être pas pensé, on ne vous a peut-être pas informé suffisamment non plus mais le fait est que vous ignorez comment gérer à nouveau votre contraception. En effet, vous avez décidé d’allaiter et vous vous interrogez : votre méthode contraceptive peut-elle avoir des conséquences, des effets négatifs sur votre bébé ? Quelle est la contraception la mieux adaptée ? Y a-t-il des risques ?

L’allaitement, un contraceptif naturel efficace ?

Comme dit le dicton : « la Nature fait bien les choses »... Si une maman allaite, elle ne va « naturellement » pas tombée enceinte. En effet, la succion du sein par bébé stimule la production de lait maternel et donc de l’hormone prolactine. Or la prolactine supprime l’ovulation et Maman ne peut donc pas tombée enceinte.

Cette méthode contraceptive naturelle, nommée Méthode de l’Allaitement Maternel et de l’Aménorrhée ou MAMA est économique, écologique, et bien évidemment sans effet secondaire négatif pour le bébé ni pour la maman (que du positif d’ailleurs). Si elle est efficace à 98 %, la MAMA doit par contre remplir certaines conditions pour être effective. Les voici.

Votre bébé doit être âgé de moins de 6 mois, vos règles ne doivent pas avoir réapparues (aménorrhée : absence de règle) et bébé est nourri exclusivement (ou presque) au sein. Bébé est donc nourri exclusivement avec du lait maternel voire avec un peu de sels minéraux, vitamines, jus et autres aliments mais dans une proportion minime : maximum une ou deux bouchées (gorgées) par jour. De plus, l’intervalle temporel entre chaque tétée ne doit pas être supérieur à quatre heures en journée et six heures la nuit. Si l'une de ces conditions n’est pas respectée, les risques de grossesse sont élevés, il est alors préférable d’opter pour une autre solution contraceptive.

Les autres solutions contraceptives

Vous pouvez opter pour une contraception hormonale mais avec certaines précautions. Il faut en effet savoir que toute méthode de contraception hormonale entraine des effets secondaires. Si aucune étude (en réalité, absence d’étude) ne démontre un impact à long terme sur les effets des contraceptifs hormonaux sur le nourrisson, il n’existe aucune certitude sur le sujet. La biodisponibilité du nouveau-né, son âge, son stade de développement, les différences entre hormones naturelles et hormones de synthèse sont autant de facteurs qui varient d’un cas à l’autre et soulèvent logiquement de nombreuses interrogations.

D'une manière générale, il est recommandé d’attendre au moins 6 à 8 semaines avant de prendre un contraceptif à base de progestérone et 6 mois avant la prise de pilules combinées, c'est-à-dire contenant œstrogène et progestérone. Une fois bien établie, la prise de contraceptifs à base de progestérone (pilule et pilule micro dosée, SIU) n’aurait aucun effet sur la production de lait. L’œstrogène par contre semblerait diminuer l’approvisionnement en lait. Les injections seraient à proscrire durant l’allaitement.

L’utilisation de préservatifs masculins ou féminins ainsi que de spermicides n’ont aucun effet sur l’allaitement ou sur le nourrisson. Ils sont en théorie très efficaces mais en pratique (du fait d’une mauvaise utilisation) un peu moins.

Un stérilet ou un diaphragme mis en place respectivement 4 à 6 semaines et 6 à 8 semaines après l’accouchement représentent d’autres méthodes contraceptives très efficaces.

Sources :

Poster un commentaire

Votre nom:*
Votre E-mail:
Votre commentaire:*
  Envoyer
Acheter Ma Pilule
Service Patients ouvert
09 75 18 71 63